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Mon retour d’expérience sur l’allaitement maternel (partie 2)

Dans la première partie de cet article sur l’allaitement maternel, je vous ai expliqué comment j’en étais venue à allaiter Bébé Chou. Je vous ai aussi raconté mon cours de préparation à l’accouchement dédié à l’allaitement et la mise en pratique pendant mon séjour à la maternité. Je vous parle maintenant de la suite de mon allaitement, de la place du Papa et des avantages de l’allaitement.

Le retour à la maison

Au bout de 3 jours, Bébé Chou et moi avons pu rentrer à la maison. C’est à ce moment-là que j’ai eu ma montée de lait. Elle a été très douloureuse, mais grâce aux conseils de la sage-femme, tout est rentré dans l’ordre au bout de quelques jours. Pour soulager les engorgements (seins durs, tendus et douloureux à cause du lait stagnant), la sage-femme m’a prescrit des anti-inflammatoires. Pris sur une courte période, elle m’a expliqué qu’ils n’étaient pas nocifs pour le bébé lors des tétées. Elle m’a aussi conseillé d’acheter un chou (Oui oui, vous lisez bien !) et d’appliquer une feuille bien froide sur chaque sein après les tétées pour favoriser le désengorgement. D’accord, ce n’est pas très glamour, mais je peux vous assurer que c’est sacrément efficace ! Elle m’a aussi montré comment évacuer le lait par des massages, qui sont moins douloureux lorsqu’ils sont réalisés sous un jet d’eau chaude. Passés ces débuts difficiles où je me suis armée de patience, l’allaitement est ensuite devenu naturel et indolore. Bébé Chou et moi avons trouvé nos marques et développé un lien particulier. J’ai aussi appris à repérer quand il avait faim (environ toutes les deux heures). Le moment le plus merveilleux pour moi, c’est quand Bébé Chou a commencé à faire des pauses pendant ses tétées pour lever les yeux vers moi et me regarder. :)

Et le Papa dans tout ça ?

J’entends parfois des Mamans dire qu’elles préfèrent l’allaitement au biberon pour permettre à leur mari de s’impliquer dans les repas de leur bébé et de ne pas se sentir exclu et frustré. J’ai trouvé que c’était une réflexion intéressante et j’ai alors demandé à mon mari comment il vivait le fait que Bébé Chou soit allaité. Mon mari m’a répondu que ça ne lui posait pas de problème, d’autant plus qu’il a commencé à participer aux repas de Bébé Chou dès sa naissance en me l’amenant la nuit et en se chargeant de lui faire faire son rot et de changer ses couches. Il m’est aussi arrivé de tirer mon lait, offrant ainsi à mon mari la possibilité de donner le biberon à Bébé Chou.

Les avantages de l’allaitement maternel

Pour celles qui sont à l’aise avec l’allaitement en public, c’est le privilège de pouvoir nourrir son enfant partout et n’importe quand. Pas besoin de se soucier des biberons, des doses de lait maternisé et de se demander où les faire réchauffer. Pour ma part, ce n’est pas une pratique que j’aime, alors je me suis toujours arrangée pour sortir entre les tétées ou pour pouvoir m’isoler dans un coin. Ça c’est un choix personnel. 😉 L’allaitement maternel, c’est aussi un gain de temps. Pas ou peu de biberons à nettoyer, à stériliser et à faire sécher. Je sais de quoi je parle, puisque j’ai commencé l’allaitement mixte il y a quelques semaines. Bébé Chou est maintenant âgé de onze mois et après en avoir discuté avec son Papa, il nous semble que c’est le bon moment pour commencer à le sevrer. Nous y allons progressivement, mais je découvre déjà ce que c’est que d’avoir des biberons à stériliser tous les jours. J’ai aussi constaté que le lait maternel représente de sacrées économies quand on sait qu’une boîte de lait infantile dure environ une semaine et coûte 15 euros. Le lait maternel étant produit en fonction des besoins de Bébé, il ne finit pas à la poubelle comme cela arrive parfois avec le lait maternisé quand Bébé Chou ne termine pas son biberon. Alors pourquoi se priver d’allaiter quand ça nous tient à cœur ?

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